Mais si les examens sont amenés à être décalés en septembre, les facs étrangères auront déjà bouclé leurs dossiers de candidature.

Ce matin, la fac de Bordeaux 1 a décidé de maintenir le blocage jusqu’à la fin de la semaine prochaine. Les étudiants Bordelais risquent d’être les premiers touchés par le décalage des partiels en septembre.

On peut imaginer que les étudiants ne bénéficieront pas du programme d’échange ERASMUS. Certains tentent de se mobiliser comme nous pouvons le lire dans un article de Libération paru aujourd’hui :
«C'est une entrave à la liberté des étudiants de nous empêcher d'aller en cours, s'indigne Alex. Cela reste complètement illégal, même si c'est voté en AG. Sur 12 000 étudiants, 1 240 seulement se sont exprimés pour. Et ils imposent à tout le monde leur choix et leur façon de penser.»

Mais le problème ne se limite pas seulement aux étudiants Français, souhaitant partir étudier à l’étranger l’année prochaine. Il concerne aussi les étudiants Erasmus actuellement en France. Libération, dans ce même article, évoque le problème des Erasmus en France.

"Une étudiante étrangère avait expliqué à tous la façon dont ses parents se saignaient pour lui offrir ce séjour en France et le gâchis qu'une année perdue représenterait pour elle". Alex rebondit :
«Si les examens sont repoussés en septembre, comment est-ce qu'elle va faire ? Et quand on a prévu de faire un petit boulot cet été, comment on s'organise ? Nous sommes très nombreux à être pénalisés : ceux qui passent des concours en concurrence avec les prépas ou les universités étrangères, les Erasmus, mais aussi tous ceux qui auront accumulé des lacunes pour les années suivantes.»"

Nous pouvons d’avance imaginer que les échanges Erasmus seront en nette régression l’année prochaine. A moins qu’un accord soit rapidement trouvé, ce qui permettrait d’organiser les examens en juin.

Article de Libération